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jeudi 17 août 2017

La face cachée de Paris ?

Une porte tout à fait ordinaire ouvre une perspective qui conduit dans un appartement luxueux du septième arrondissement de Paris, à l'intérieur de la quelle des âmes s'engouffrent naturellement dans un couloir au tapis moelleux afin de parcourir l’au-delà. Ainsi parviennent-ils à baguenauder, en compagnie des entités célestes et des esprits sataniques, dans d'autres dimensions connues de seuls initiés.

A travers une époustouflante investigation, Roger Dercky se lance sur les traces d'un criminel aux cheveux blonds et au regard glacial. Une investigation qui, se déroulant au nez et à la barbe des policiers, l'obligera à fréquenter des hôpitaux, des églises et des cimetières. Bref, à évoluer entre le Paradis et l'Enfer, côtoyant le Bien et le Mal, la ville de Paris servant merveilleusement et cyniquement de décor tantôt angélique, tantôt démoniaque.

Tell est la trame du roman policier intitulé Le justicier exécuteur que l'auteur émerveillé, en l'occurrence Gaspard-Hubert Lonsi Koko, offre aux lecteurs qui finissent par découvrir dans un coin du récit la face cachée de Paris.

vendredi 14 juillet 2017

Les figures marquantes de l'Afrique subsaharienne

L’histoire de l’Afrique est l’œuvre des personnalités exceptionnelles dont les actions, les convictions et les principes, ainsi que les rêves, ont matérialisé leur époque dans le but de baliser le chemin qu’emprunteraient les futures générations. Gens d’armes, guerriers, conquérants et résistants, messianistes, prophètes et prophétesses, acteurs politiques, il ont souvent connu une mort tragique. Mais, passés à la postérité, ils sont devenus des modèles dont se réfèrent, de nos jours, les Africains pour combattre les dictatures en place à travers le continent et renouer avec les gloires étatiques de jadis.

L’histoire de l’Afrique est aussi faite de personnalités fortes, certes, mais sanguinaires dont les actes, souvent meurtriers et inhumains, doivent inciter à refuser de sombrer dans un quelconque obscurantisme. Ils doivent plutôt pousser les futures générations à souhaiter davantage une Afrique meilleure et plus éclairée sur les plans matériel, économique, social, spirituel et politique.

dimanche 11 juin 2017

Mitterrand et l'Afrique

Les ouvrages sur François Mitterrand et l’Afrique sont nombreux (Attali, Bayart, Bourgi, Wauthier..). Celui rédigé par G H Lonsi Koko est un des plus intéressants. Il se situe dans la longue durée en rappelant que de Gaulle et ses successeurs sont plus les héritiers du ministre de la IVe république que ce dernier, devenu chef de l’État n’en serait le continuateur. Tel Scipion l’Africain détruisant Carthage, F. Mitterrand aurait il phagocyté l’Afrique pour mieux préserver les intérêts français?. F. Mitterrand, le Florentin ou le Janus des temps modernes, est à la fois l’homme du discours de La Baule (1990) préconisant la démocratie et celui qui a laissé s’installer la machine génocidaire au Rwanda ou les réseaux France Afrique, Il est un homme de la première moitié du XXe siècle pour qui « Sans l’Afrique, il n’y aura plus d’histoire de France au XXe siècle » (1957). Il veut défendre l’unité et la stabilité des États africains en maintenant des relations politiques et militaires fortes et s’oppose aux stratégies américaines. Mais en même temps, il veut se situer sur la scène internationale et au sein de la gauche comme tiers-mondiste, même si très rapidement Jean Pierre Cot est remplacé par Nucci à la coopération et les réseaux France Afrique maintenus voire renforcés par Guy Penne. La Realpolitik in fine l’emporte. Cet ouvrage, très bien documenté, donne une très bonne image des relations évolutives entre F. Mitterrand et l’Afrique .Le point d’interrogation ajouté au terme « l’Africain » du titre est bienvenu. Une autre lecture complémentaire serait celle que nous donnait un ancien ministre français des affaires étrangères, pour qui alors « Mitterrand s’amuse avec l’Afrique ». Un seul regret la question du génocide rwandais est traitée trop superficiellement.

Philippe Hugon

© IRIS

vendredi 2 juin 2017

Bernard Hoepffner, le génial traducteur qui a été emporté par une vague


Bernard Hoepffner a disparu dans le sud-ouest du Pays de Galles à Saint David’s Head, ce samedi 6 mai, emporté par une vague, au bas d’un petit chemin côtier venteux comme il les aimait. La mort de ce traducteur reconnu par tous comme un «grand» du métier pour son travail sur les classiques (Orwell, Melville), les contemporains (Robert Coover, Will Self), et aussi pour les trois tomes d'« Anatomie de la mélancolie » de Burton (Corti), a fini par être annoncée voici quelques jours par sa famille et par L’ATLAS - l’association pour la promotion de la traduction. Par la force des choses, c’est l’océan qui lui donne une sépulture.

Une promeneuse l’a vu ce jour-là à 15h10. Un inconnu en contrebas, en grande difficulté dans l’eau, accroché à un rocher au pied de la falaise. Elle est partie donner l’alerte. C’est ce qu’on peut lire dans un article sur le site de la BBC et dans un autre publié par le « Guardian », qui ont relayé très vite l’avis de recherche de la police et la demande d’identification: un homme de type européen et blanc, dans sa soixantaine, le visage longiligne et « des sourcils clairs qu’on remarque ». Cette précision ôtera d’emblée tout espoir qu’il puisse s’agir d’un autre lorsque son frère Jacques Hoepffner, alerté par les gens de l’ATLAS, inquiets du silence de leur ami qui devait parler le 7 juin à la Maison de la poésie, tapera « Saint David’s head » sur Google et verra apparaître ces articles.

Deux jours de recherche en bateau et en hélicoptère n’ont rien donné. Les sauveteurs ont tout de même retrouvé son blouson, un Armani en peau lainée, avec dans les poches des pièces et plusieurs photos. C’est que les courants, puissants, peuvent emmener loin son corps et même le déposer l’hiver prochain sur une grève américaine [lire la suite].

Anne Crignon

mercredi 31 mai 2017

7 erreurs communes à éviter pour assurer le succès d'un eBook


Vous envisagez de publier un eBook ?

Si c'est le cas, vous êtes peut-être au bon endroit.

Aujourd'hui, les livres électroniques sont plus précieux et plus accessibles qu'ils ne l'ont déjà été, et les marques du monde entier en créent.

Si vous souhaitez que votre eBook fonctionne aussi bien que possible, vous devez éviter de nombreuses erreurs de création et de partage communes à tant de personnes.

Voici votre guide complet.

Que vous lanciez votre eBook pour la première fois ou même si vous êtes un vendeur expérimenté à la recherche de façons d'améliorer vos prochaines créatons, prenez en considération ces sept erreurs que l'on retrouve assez fréquemmemnt [lire la suite].

Cédric LOUE

vendredi 19 mai 2017

Atteindre les lecteurs : comment choisir les options de distribution d'auto-publication pour Ebooks

« Diana Horner, co-fondatrice du service de conversion et de distribution d'ebook www.ebookpartnership.com, conseille les auteurs auto-publiés d'envisager toutes leurs options de distribution d'ebook, plutôt que de fabriquer automatiquement Amazon. »

Je parle aux auteurs et aux éditeurs tous les jours. Quand on me pose la question « Devrais-je essayer Amazon KDP Select ? Ou inscrivez-vous sur mes e-books sur tous les détaillants que je peux? » Je réponds avec plusieurs questions à moi-même.

Invariablement, nous arrivons à la conclusion qu'il y a des avantages et des inconvénients, et l'expérimentation est judicieuse. Oui, c'est moi perché sur la clôture!

Quatre ans et des milliers de livres plus tard, la seule chose dont je suis complètement certain, c'est que chaque titre a des opportunités et des potentiels différents sur le marché. Le paysage change rapidement, et tous les détaillants d'ebooks se battent fort pour partager leur marché.

Amazon KDP Select développe une maison confortable pour les auteurs indépendants, avec des touches supplémentaires qui vous tentent de rester mettre et de travailler dans un système familier. Vous devez vous engager dans une période minimale d'exclusivité (pour les versions ebook) de 90 jours afin d'accéder aux avantages du programme. Votre ebook apparaîtra dans la bibliothèque de prêt de Kindle Owners, et nous constatons des revenus croissants des emprunts. En fait, les taux par emprunt peuvent être supérieurs au taux de redevance par vente, selon le prix de liste. Les cinq jours de «promotion gratuite» peuvent encore être une option utile, si cela est prévu avec attention.

Le nouvel outil dans la trousse à outils KDP est l'option Kindle Countdown Deals. Donc, il y a beaucoup à recommander une approche de détaillant unique - si ce détaillant est Amazon. Votre prix sera stable (à moins que vous ne le modifiez), vous pouvez vous concentrer sur l'attraction d'un public d'achat, les avantages sont excellents. Et encore…. [Lire la suite]

Diana Horner

samedi 6 mai 2017

Amazon ne pourra plus imposer des exclusivités sur des livres numériques en Europe

Pratiques anticoncurrentielles: la Commission accepte les engagements d’Amazon concernant les livres numériques
La Commission européenne a adopté une décision rendant juridiquement contraignants les engagements offerts par Amazon. Ces engagements résolvent les problèmes de concurrence recensés par la Commission à titre préliminaire en ce qui concerne plusieurs clauses contenues dans les accords de distribution conclus par Amazon avec des éditeurs de livres numériques en Europe.
Mme Margrethe Vestager, commissaire chargée de la politique de concurrence, a déclaré à ce sujet: «La décision de ce jour permettra aux éditeurs et aux concurrents de mettre au point des services innovants dans le domaine des livres numériques, accroissant ainsi le choix proposé et la concurrence dans l’intérêt des consommateurs européens. Amazon appliquait certaines clauses de ses accords avec des éditeurs qui étaient susceptibles de rendre l’innovation et l’exercice d’une concurrence effective plus difficiles pour d’autres plateformes de livres numériques. Nous voulons garantir une concurrence équitable sur le marché européen des livres numériques, qui représente plus d’un milliard d’euros.»
La décision adoptée aujourd’hui empêchera Amazon d’appliquer ou d’introduire de telles clauses dans ses accords avec les éditeurs. Ces engagements contribueront à une concurrence équitable au sein de l’économie de plateformes.
La Commission a ouvert une enquête en juin 2015, car elle craignait que des clauses figurant dans les accords de distribution de livres numériques conclus par Amazon soient contraires aux règles de l’UE en matière de concurrence. Ces clauses, parfois appelées clauses de la «nation la plus favorisée», obligeaient les éditeurs à offrir à Amazon des conditions similaires à (ou plus favorables que) celles accordées à ses concurrents et/ou à informer Amazon de l’offre de conditions plus favorables ou différentes à ses concurrents. Elles portaient non seulement sur les prix, mais également sur nombre d’aspects pouvant être mis en avant par un concurrent pour se différencier d’Amazon, comme un modèle commercial (de distribution) différent, un livre numérique innovant ou une action promotionnelle.

Source : Entreprise.news

dimanche 30 avril 2017

Socialisme : un combat permanent - Vol. 1 - Naissance et réalités du socialisme



L’élimination de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon, dès le premier tour de l’élection présidentielle de 2017, prouve plus que jamais la nécessité de l’union de la gauche. On peut espérer que les socialistes réformistes et les sociaux-démocrates sauront tirer les leçons de l’Histoire face à un capitalisme sournois et capable d’adaptation, sous la forme du libéralisme moderne et de la mondialisation tout en restant cependant victime d’une maladie chronique : la crise.

Si l’on se penche sérieusement sur l’élimination du Parti Socialiste et de la France insoumise à l’élection présidentielle, on constatera néanmoins que la gauche s’est globalement bien défendue. L’union aurait permis à la de franchir au moins le cap du premier tour. Elle aurait dû éviter l’éparpil­lement de voix en se rassemblant davantage. Cela laisse supposer que les dernières défaites de la gauche sont surtout le fruit amer de l’inconscience et du manque de solidarité, voire de pragmatisme. « Il faut aller à l’idéal et comprendre le réel », disait Jean Jaurès. Après avoir confronté les idées à la pratique du pouvoir, après s’être contredit et avoir été incapable de faire la révolution, à l’exception de quelque réforme, le Parti Socialiste saurait-il révolutionner le XXIe siècle ?

Deuxième édition, revue et augmentée.

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vendredi 26 août 2016

La trilogie des Grands Lacs

La trilogie des Grands Lacs est un ensemble de trois ouvrages relatifs aux investigations du détective privé Cicéron Boku Ngoi dans deux pays d’Afrique, plus précisément la République du Zaïre, de nos jours la République Démocratique du Congo, ainsi que le Rwanda. Ces enquêtes – à savoir Dans l’œil du léopard, La chasse au léopard et Au pays des mille collines – sont donc connectées et peuvent être considérées comme une œuvre unique ou bien comme trois œuvres distinctes.

Sans conteste, au-delà de l’aspect imaginaire soutenant la trame de différentes investigations de Cicéron Boku Ngoi dans ces deux pays, le lecteur éveillé peut aisément percevoir la géopolitique en cours en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs africains. Ainsi la stratégie interplanétaire se développe-t-elle en Afrique, au détriment des autochtones, dans l’optique – surtout pour les Occidentaux, la Russie et la Chine – de s’imposer comme la puissance militaire et économique du vingt-et-unième siècle.


Format : EPUB sans DRM
ISBN : 979-10-91580-10-6

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jeudi 21 juillet 2016

Sur les traces du Justicier exécuteur

Entretien avec Gaspard-Hubert Lonsi Koko sur son dernier ouvrage qu'il vient de publier à l'Atelier de l'Égrégore.

Vous venez de publier un nouveau roman intitulé Le justicier exécuteur. En avez-vous déjà assez, au bout de trois ouvrages, de votre héros Cicéron Boku Ngoi ? Qu’est devenu ce personnage très attachant aux yeux de vos lecteurs ?
Les pérégrinations de Cicéron Boku Ngoi concernaient trois affaires[*] ayant concerné trois investigations, en tant que détective privé, menées à la demande du Quai d’Orsay, c’est-à-dire du ministère français des affaires étrangères. Ces trois romans font partie intégrante de La trilogie des Grands Lacs. Le personnage de Cicéron Boku Ngoi s’est donc imposé à moi dans ce cadre précis. Il se manifestera peut-être de nouveau, à travers d’autres passionnantes péripéties.

Alors, qui est ce Justicier exécuteur ?
Il est question de Roger Dercky, un ancien membre de la nouvelle génération des gendarmes Katangais de Nathanaël Mbumba ayant longtemps sévi dans le Sud-Est de la République du Zaïre – plus précisément dans la région du Shaba, l’ex-Katanga – et dans le Nord-Est de l’Angola. Un homme qui s’est établi à Paris, après s’être enrichi dans le trafic des pierres précieuses.

Avez-vous une préférence entre ce personnage, en l’occurrence Roger Dercky, et Cicéron Boku Ngoi ?
Il est difficile, pour moi, d’avoir une préférence pour Cicéron au détriment de Roger, et vice-versa. Primo, comme moi-même, Cicéron Boku Ngoi et Roger Dercky sont nés à Kinshasa et ont grandi à dans la commune de Bumbu. De ce fait, nous sommes tous les trois des GaloisGal étant l’une des appellations des communes de Bumbu et de Selembao. Nous avons donc connu l’esprit de sangolu zaku, expression de la langue kikongo signifiant que l’on ne peut avant tout compter que sur sa propre force, c’est-à-dire sur soi-même. C’est d’ailleurs cet esprit qui guidera Roger Dercky face à un danger imminent.
Secundo, en tant que romancier, je suis le créateur de Roger et de Cicéron. J’ai donc un regard paternel sur ces deux personnages. Comment un père peut-il préférer un de ses fils par rapport à l’autre ? J’écris des romans comme un géniteur fait des enfants. L’un d’eux fera de moi ce que je souhaite réellement devenir. Lequel d’entre eux ? L’avenir nous le dira. Raison pour lequel je dois les choyer de la même façon.

Comment un milliardaire peut-il devenir subitement un détective privé ?
On exerce une profession soit par nécessité, soit par vocation, soit par concours de circonstance. Dans le cas de Roger Dercky, c’est un double meurtre dans son luxueux appartement du septième arrondissement de Paris qui l’a poussé à rendre lui-même justice. Le mercenaire sommeillant en lui, ayant grandi dans une mentalité tout à fait galoise, a estimé qu’il était son propre garde du corps. Ainsi a-t-il refusé de laisser la police française régler une affaire personnelle à ses yeux.

Au-delà d’une affaire personnelle, Roger Dercky n’est-il pas guidé par une force mystique ? Êtes-vous, vous-même, un mystique ?
Il y a aussi une part de mysticisme dans les aventures de Cicéron Boku Ngoi. Comme moi, Roger Dercky et Cicéron Boku Ngoi sont des Bakongo, donc des descendants des Bantous. Nous sommes des animistes élevés aussi dans la religion chrétienne. En tant que tels, nous croyons aux forces de l’esprit tout en restant pragmatiques. Par conséquent, on peut comprendre que l’on puisse nous qualifier d’agnostiques à tendance mystique. Voilà l’une des raisons qui a poussé l’auteur que je suis à ouvrir une perspective, dans Le Justicier exécuteur, à travers laquelle le lecteur pourrait assister aux voyages des âmes dans l’au-delà. L’Enfer et le Paradis sont proches, et Roger Dercky bénéficie de la protection de ce phénomène tout en étant victime de leurs conséquences. Disons que l’appartement du septième arrondissement et la ville de Paris ont servi, à travers cette enquête, de champ de bataille entre le Mal et le Bien.

Envisageriez-vous, un jour, une investigation commune entre Roger Dercky et Cicéron Boku Ngoi ?
Ces deux Galois sont mes créatures. Cela laisse supposer qu’ils pourraient un jour coopérer dans l’optique d’une cause commune. Ils pourraient aussi s’affronter, à cause d’un malentendu ou d’un conflit d’intérêt. Caïn n’avait-il pas tué son frère Abel ? Tout est possible. Tout dépendra de l’état d’esprit de l’auteur.


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jeudi 30 juin 2016

Les 10 propositions pour la République Démocratique du Congo

Dans l’absolu, l’ABACO axe ses dix propositions sur des valeurs relatives au triptyque – Dieu, les Ancêtres et le Peu­ple – susceptible d’asseoir une politique humaniste en vue de la Liberté, de l’Égalité, de la Sécurité et de la Paix.

La Liberté, parce que l’ABACO souhaite la plénitude de la vie dont doit jouir le citoyen congolais. C’est la souveraineté dont doit bénéficier le peuple pour choisir ses représentants ou ses dirigeants. C’est l’indépendance de la Nation dans la détermination de son avenir politique.

L’Égalité, parce que l’ABACO milite davantage pour que les Congolais vivent dans une société qui doit donner à ses enfants les chances similaires, les opportunités identiques pour bâtir la collectivité et défendre la Nation. Cette dignité doit être apportée par les pouvoirs publics dans la vie quotidienne de chaque citoyen, pour que ce dernier soit épanoui.

La Sécurité, parce que l’ABACO tient à la protection des droits de l’individu et de la collectivité, à l’harmonisation des droits individuels et des libertés publiques en vue de garantir la paix, à la concorde et à l’unité politique de la Nation. La justice doit en principe protéger les plus faibles contre le pouvoir de l’État et de l’administration publique.

La Prospérité, parce que l’ABACO compte sur la meil­leure gestion des ressources abondantes de la collectivité publique, celles-ci devant être mises à la disposition des citoyens pour assurer le succès et le rayonnement, la puis­sance matérielle et la souveraineté politique, le confort social et l’épanouissement économique des populations.
Formats : PDF et EPUB (numériques)

dimanche 22 mai 2016

Le justicier exécuteur

Après qu’il eut commis ces deux forfaits, l’inconnu aux cheveux blonds se mit à fouiller de fond en comble l’appartement dans lequel venait de se dérouler la double scène macabre. N’ayant pas découvert ce qu’il cherchait désespérément, il déserta à regret les lieux, prenant néanmoins le soin de tirer la porte derrière lui.

Pourquoi ces deux meurtres sous le toit de Roger Dercky ? Pourquoi cette tuerie, dans son appartement, en son absence ? Était-ce une façon délibérée de lui créer des ennuis ? S’était-il agi d’un acte prémédité ? Voulait-on mettre ces deux crimes sur son dos ? Qui était le meurtrier ? Le ressortissant zaïrois se mit de nouveau à la recherche d’éventuels indices. À quoi diantre serviraient-ils, si leur absence renforçait l’esprit de sa conviction initiale ? La seule manière pour Roger Dercky de mettre vraiment à l’épreuve son mental fut de mesurer sa capacité à supporter l’accumulation des questions sans l’ombre d’une réponse.


Dans cet ouvrage, en plus d’une époustouflante enquête policière, l’auteur ouvre une perspective à travers laquelle le lecteur pourra voir les âmes parcourir l’au-delà dans l’optique de baguenauder avec les entités célestes et les esprits de l’Enfer...


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samedi 23 janvier 2016

Au pays des mille collines

Dans toutes les officines occidentales, le général Paul Kagamé, cet ex-chef des services secrets ougandais et proche conseiller du très cynique président ougandais Yoweri Kaguta Museveni, était considéré comme le vainqueur et le probable futur homme fort du Rwanda. Pourtant, il avait gardé un mauvais souvenir à cause de la spectaculaire débandade, en 1990, des rebelles rwandais basés en Ouganda face aux éléments des Forces armées zaïroises conduits par le général Mahele Lieko Bokungu. Ce dernier, en l’occurrence Donatien, était un ancien gamin de la zone de Ngiri-Ngiri que les Zaïrois avaient affectueusement surnommé « le tigre ».
En tout cas, après l’attentat en avril 1994 contre l’avion du général Juvénal Habyarimana, la responsabilité de l’acte ayant provoqué les massacres de plusieurs centaines de milliers de Rwandais demeurait inconnue. Aucune investigation n’avait été sérieusement menée sur le terrain.

Titre : Au pays des mille collines
Auteur : Gaspard-Hubert LONSI KOKO
Éditeur : L’Atelier de l’Égrégore
Collection : Roman/Nouvelle
Formats : EPUB (numérique)
Prix : 11,97 euros
Genre : Policier
Sortie : février 2016


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mercredi 9 décembre 2015

Au bout de leurs rêves

A travers cette émission animée et présentée par Nathalie Karsenti sur Télésud, il est question du « paradoxe lonsien » ou de « l’ambiguïté banacequienne ». L’auteur évoque, dans un cadre privé, quelques-uns de ses ouvrages, sa passion pour la politique, l’écriture et la lecture.


lundi 19 octobre 2015

Pourquoi faudrait-il à tout prix capturer le léopard ?

A l’occasion de la sortie de son dernier roman La chasse au léopard, nous avons rencontré Gaspard-Hubert Lonsi Koko afin de nous faire une idée des nouvelles pérégrinations kinoises de Cicéron Boku Ngoi.

Vous venez de publier, sous un format numérique, un roman intitulé La chasse au léopard. Est-ce la suite de votre précédent ouvrage, c’est-à-dire Dans l’œil du léopard ?

Ces deux romans, à savoir La chasse au léopard et Dans l’œil du léopard, font partie intégrante de La trilogie des Grands Lacs, le dernier ouvrage qui la compose étant Au pays de mille collines. Toutefois, ces trois ouvrages constituent des histoires distinctes qui ont comme cadres, sur le plan régional, le Zaïre de Mobutu Sese Seko et le Rwanda après l’assassinat du président Juvénal Habyarimana.

Les ouvrages précités évoquent des faits véridiques, alors qu’ils ne sont que des fictions policières. Comment expliquez-vous cet aspect narratif ?

Un auteur dispositif d’une certaine liberté. Celle-ci lui permet de relater à sa manière les faits historiques, économiques, sociaux, politiques et géostratégiques. Ces deux romans, lesquels concernent les investigations de Cicéron Boku Ngoi à travers les pays des Grands Lacs africains, se déroulent dans un contexte vrai sur le plan historico-politique. Le reste n’est qu’une pure imagination que l’auteur émerveillé offre aux lecteurs ayant une connaissance parfaite du Zaïre, l’actuelle République Démocratique du Congo, et du Rwanda. Cette fiction permet aussi aux béotiens de se faire une idée, au-delà des tribulations du personnage principal, des contextes socio-économique et politique de l’époque relatifs aux deux pays concernés.

Mais il n’y a pas que l’aspect régional dans ces deux ouvrages…

Tout à fait. Les relations franco-africaines y trouvent une place importante dans la mesure où Cicéron Boku Ngoi, le détective privé zaïrois vivant à Paris, mène chaque fois ses enquêtes pour le compte du gouvernement français. L’auteur profite de cette particularité pour se pencher sérieusement sur l’implication de la France dans son « pré carré » africain, notamment dans les anciennes colonies belges représentées par la République du Zaïre et le Rwanda.

Et cette chasse au léopard ?

A la suite de l’assassinat de l’ambassadeur de France en 1993, lors du soulèvement des éléments armés de la Division spéciale présidentielle (DSP), le quai d’Orsay a pris la résolution en guise de représailles, à la demande du Palais de l’Elysée, de faire enlever le maréchal Mobutu Sese Seko, dit le grand léopard, afin de l’exfiltrer vivant vers Paris. Ainsi le ministère français des Affaires étrangères décide-t-il de recourir aux services du patron du Ndanda Holding International (NHI), en l’occurrence le génial détective privé Cicéron Boku Ngoi. Sauf qu’il n’est pas du tout facile de capturer un léopard. Mais laissons aux lecteurs le soin de découvrir, par eux-mêmes, la suite des événements.

© Koko Livres

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jeudi 6 août 2015

La chasse au léopard


Certes, le renard est un animal très rusé. Pour mener à bien l’expédition que le Quai d’Orsay envisageait sur le sol zaïrois, il fallait un chasseur expérimenté. De plus, il n’était nullement question de s’introduire dans un poulailler, mais d’opérer dans la jungle africaine. Il s’agissait plutôt de la chasse au léopard. Ainsi fallait-il recourir aux services d’un spécialiste de l’enlèvement dans le but de capturer le maréchal Mobutu vivant et de l’exfiltrer vers la France. Il devait neutraliser le léopard dès la première tentative, au risque de s’exposer aux pires représailles de la part de ses zélateurs. L’opération que s’apprêtait à mettre en place la France comportait, à n’en pas douter, beaucoup de risques.

Format : numérique (epub)

Éditeur : L'Atelier de l'Égrégore
Auteur : Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Genre : policier
Sortie : octobre 2015

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jeudi 14 mai 2015

Lonsi Koko en verve !

Son dernier ouvrage intitulé Dans l’œil du léopard, un roman policier sous format numérique, est en vente depuis le début du mois de mai sur le site de l’Atelier de l’Egrégore et dans les espaces connus des internautes : Amazon, la Fnac, Kobo, googlebooks, youscribe, etc. Cette interview est l’occasion pour l’auteur, en l’occurrence Gaspard-Hubert Lonsi Koko, de livrer aux lecteurs un aperçu global de son œuvre.

Charlotte de Courchevel : Pourquoi avoir choisi la Bretagne comme cadre pour évoquer votre parcours littéraire ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Les bantous disent que l’eau va toujours à la rivière. Je suis Breton par mes enfants qui, bien qu’encore petits, s’intéressent beaucoup ma passion pour l’écriture. J’ai tenu à leur rendre hommage, en guise de remerciement. Au-delà de l’appartenance de mes enfants à la culture celte, la Bretagne me renoue avec une force tellurique, vraisemblablement mystique, que je ne retrouve que dans le Bas-Congo, la terre de mes aïeux.

Charlotte de Courchevel : Etes-vous, en quelque sorte, en parfaite harmonie avec cette terre bretonne ? Est-elle une source d’inspiration pour vous ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Indépendamment du fait d’avoir des enfants qui sont à la fois des Bakongo et des Bretons, qui évoluent merveilleusement dans un univers bantou-celtique, je suis un immigré polyvalent. Je me sens chez moi partout. Cela explique peut-être le vertige métaphysique, conception chère à l’écrivain argentin Borges, que le lecteur attentif découvre de temps à autre dans un coin de mes récits.

Charlotte de Courchevel : Quels sont les auteurs préférés de l’homme de grande culture que vous êtes ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Parmi les auteurs que j’ai lus, et ils sont nombreux, seuls trois ont réellement influencé ma passion pour la littérature. Il s’agit de James Joyce, de Vladimir Sirine Nabokov et de Jorge Luis Borges. Ils m’ont donné l’envie de ne vivre qu’en écrivant des livres, même si, de nos jours, l’écriture reste un hobby qui me permet de m’évader de temps en temps, d’oublier la dureté des combats politiques et les contraintes de la vie professionnelle.

Charlotte de Courchevel : Et la Dordogne, dans tout ça ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Il est vrai que je suis également Périgourdin d’adoption, ayant souvent séjourné dans le Périgord noir. Il fut un temps où je passais mes fins de semaine et mes vacances en Dordogne, à laquelle j’ai consacré un récit romanesque intitulé Drosera capensis.

Charlotte de Courchevel : Une plante carnivore…
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Exactement. Il s’agit d’une métaphore m’ayant permis de me pencher sur la déception amoureuse d’un jeune homme qui fut victime d’une femme mystérieuse que d’aucuns avaient surnommé « drosera capensis ». Ainsi fallait-il s’interroger sur le nombrede proies humaines que cette belle plante carnivore allait capturer et digérer. J’ai donc voulu offrir aux lecteurs un dénouement fatal, par le truchement des amours folles de différents protagonistes dans un environnement périgourdin comme toile de fond. Un véritable voyage imaginaire à travers un tableau coruscant.

Charlotte de Courchevel : Tout justement, vous évoquiez tout à l’heure le fait d’être un immigré polyvalent. Est-ce pour cela que vous avez écrit Le demandeur d’asile ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
La trame de cet ouvrage, c’est-à-dire Le demandeur d’asile, je l’ai tiré d’une histoire que j’ai tout simplement romancée. Il s’agit d’une sorte de témoignage dans le but de dénoncer la flagrante contradiction entre l’image de marque de la France et le labyrinthe dans lequel s’engage le candidat au statut d’asile politique après s’être enfui de la dictature corrompue que soutiennent avec immoralité certains pays occidentaux. A travers la vision intradiégétique de Léopold Mwana Malamu, le lecteur ne peut que se faire une idée du parcours du combattant, tout à fait kafkaïen, qu’empruntent beaucoup d’immigrés.

Charlotte de Courchevel : Et La vie parisienne d’un Négropolitain ? Est-ce le prolongement de la mésaventure de Léopold Mwana Malamu ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
A l’instar de Léopold Mwana Malamu, Parfait Luyindula est effectivement un immigré. Je dirais polyvalent, comme moi (rire).

Charlotte de Courchevel : Cet ouvrage raconte donc votre propre histoire…
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Non, non. Il est question d’un Parisien d’adoption, d’un bounty très bien intégré dans la société française.

Charlotte de Courchevel : Comme vous…
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Le visage de l’auteur se cache derrière chaque ouvrage qu’il écrit. Je m’inscris en faux, s’agissant de La vie parisienne d’un Négropolitain, par rapport à cette vision hugolienne. Mes critiques les plus perspicaces me reprochent, entre autres, d’être plus Parisien que Kinois. Il est certain que j’ai vécu plus longtemps à Paris qu’à Kinshasa, qui plus est ma ville natale. Mais je ne suis pas Parfait Luyindula, d’autant plus que certains écrivains ont souvent recours à la fiction pour raconter des histoires réelles. A travers cet ouvrage, j’ai voulu encore une fois insister sur la problématique de l’immigration en développant des thèmes capitaux qui ressurgissent toujours à l’approche de chaque enjeu électoral dans les sociétés occidentales.
Quant à mon dernier roman, Dans l’œil du léopard, il met l’accent sur le régime dictatorial qui permettait au maréchal Mobutu Sese Seko de diriger, d’une main de fer, la République du Zaïre. Une époque où l’on ne badinait pas du tout avec ce qui touchait à la présidence de la République.

Charlotte de Courchevel : Votre bibliographie est aussi composée d’essais. Pourquoi ce goût pour des réflexions planétaires ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Je suis un militant politique, un socialiste jauressien. Et le socialisme jauressien est par nature d’obédience humaniste, donc planétaire. C’est dans cette optique que j’ai écrit Mitterrand l’Africain ?. C’est en tant qu’essayiste réformiste et analyste politique, que j’ai confiné mes réflexions dans Un nouvel élan socialiste. C’est en tant qu’internationaliste que j’ai décliné, avec Jacques Laudet, la pensée socialiste française dans Socialisme, un combat permanent.

Charlotte de Courchevel : Et l’Afrique ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Dans Mitterrand l’Africain ?, j’ai démontré la complexité des relations franco-africaines à travers le sinueux parcours de l’ancien président de la République française, en l’occurrence François Mitterrand. J’ai tenu à décortiquer minutieusement les réseaux ayant été mis en place par Jacques Foccart et entretenus par quelques africanistes de gauche. Les autres ouvrages traitent plutôt de la République Démocratique du Congo, car le citoyen du monde que je suis détient originellement la nationalité congolaise. J’ai donc consacré trois essais politiques à mon pays : La République Démocratique du Congo, un combat pour la survie ; Congo-Kinshasa : le degré zéro de la politique ; et, enfin,Ma vision pour le Congo-Kinshasa et la région des Grands lacs.

Charlotte de Courchevel : De véritables projets de société.
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Je ne vous le fais pas dire…

Charlotte de Courchevel : Ambitionnez-vous, par hasard, une carrière politique en République Démocratique du Congo ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Une carrière politique ? Je ne conçois pas la politique comme une profession. La politique au sens habituel est un combat, elle est un engagement de l’être humain. Politiquement parlant, j’assume l’enseignement mitterrandien et…

Charlotte de Courchevel : Donc ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
J’ai des principes et des convictions. Des projets novateurs également…, mais chaque chose en son temps. Tout Congolais consciencieux, qui a une vision étatique doublée d’une dimension humaniste, doit pouvoir aspirer un jour aux destinées de la République Démocratique du Congo. Je n’exclus pas cette hypothèse… Ayons seulement la lucidité de laisser le temps au temps. De plus, je suis convaincu qu’un courant très fort finira par balayer toutes les aspérités qui troublent l’eau du fleuve Congo. Ainsi le climat politique deviendra-t-il favorable à une nouvelle ère propice à l’épanouissement du peuple congolais et à l’émergence d’un Etat de droit économiquement viable.

Propos recueillis par Charlotte de Courchevel

mercredi 29 avril 2015

Dans l’œil du léopard

Connu dans le milieu africaniste de France et d’Europe comme le loup blanc, Gaspard-Hubert Lonsi Koko vient de publier à L’Atelier de l’Egrégore, à la grande surprise de tout le monde, un roman policier intitulé Dans l’œil du léopard. Mais comme il l’a si bien expliqué dans une interview accordée à Roger Musandji, le patron du site Œil d’Afrique, la vie de l’auteur ressemble beaucoup à la Gazette d’hier et d’aujourd’hui dans la mesure où tout est dedans, et libre aux gens d’y puiser ce qui les intéresse. En effet, Lonsi Koko s’est toujours contenté d’entreprendre ce qui lui a plu, et continue de lui plaire, tout en sachant dissocier les occupations littéraires des préoccupations politiques et des activités professionnelles, et aussi de préserver son univers privé. Une seule certitude, il est un homme de grande culture à tendance humaniste.

Le synopsis

Dans l’œil du léopard, le lecteur apprend que les séides du maréchal zaïrois, le dictateur Mobutu Sese Seko, placèrent sous très haute surveillance la chambre occupée par maître Patrick de Lavigerie, un avocat français qui avait été kidnappé lors de son séjour à Kinshasa. Ainsi le célèbre détective, Cicéron Boku Ngoi, devrait-il le retrouver à la demande du Quai d’Orsay. Dans la capitale zaïroise, les instructions furent données de signaler la présence de tout ressortissant français qui descendrait, à l’avenir, à l’hôtel Intercontinental. Le directeur du complexe hôtelier perdrait son emploi, voire sa vie, au cas où il ne se conformerait pas aux directives et aux exigences d’agents des services de renseignements.
Le détective était, dorénavant, dans l’œil du léopard, d’autant plus qu’au Zaïre du maréchal Mobutu, surnommé le grand léopard, on ne badinait pas du tout avec ce qui concernait, de loin ou de près, la présidence de la République. Tout le monde, y compris les politiciens, était sous la botte de la Division spéciale présidentielle, de l’Agence nationale de documentation et du Centre national de recherches et d’investigations.

Kinshasa, la ville en érection

Dans cet ouvrage, on évolue dans une ville en pleine érection. On suit l’investigation du détective venu droit de Paris à travers le quartier de Matonge, une sorte de Pigalle à la kinoise ayant longtemps été considéré comme le fief des chanteurs Papa Wemba et le Commandant Dona Mobeti. On se laisse emporter par une subtile mélodie captivante, quasiment envoûtante, des Bobongo Stars, grâce à la voix ensorcelante de Bastia Nama Matingu et au son endiablé, tout à fait captivant, de la guitare de Shakara Mutela tout en regrattant l’absence du grand Michelino Mavatiku Visi. Effectivement, Mavatiku Visi aurait pu enrichir davantage, de quelques notes dont lui seul détenait le secret, la musique de cet orchestre au son envoûtant qui renvoyait à l’époque où la grande Cora Walton – connue sous l’appellation de Koko Taylor – faisait vibrer les tripes des Noirs dans la ville de Memphis dans d’État du Tennessee. On y apprend que le diable ne s’habillait pas seulement chez des grands couturiers européens, mais il portait aussi la casquette Stetson, mesurait 1,75 mètre et avait la peau noire.
En tout cas, le lecteur se trouve soudain confronté, à cause d’un panorama dans un coin du récit, au « blues de Kinshasa » pendant que, quelque part en enfer, Satan était très tourmenté.
Les pérégrinations de Cicéron Boku Ngoi dans un dancing où des filles presque nues, aux corps longilignes semblables à ceux des impalas, des travestis aux longues jambes, des anges archanges fourvoyés, et des chattes de luxe dansaient sensuellement sous le regard admiratif de quelques Européens, à la mine patibulaire, dont les crânes étaient rasés. On se serait cru en Allemagne, dans les années 1930, plus précisément au Himmel und Hölle (le Ciel et l’Enfer), un ancien cabaret berlinois qui était situé non loin de l’Église mémorial Kaiser-Wilhelm. Sous la plume de Gaspard-Hubert Lonsi Koko, Kinshasa ressemblait complètement à la ville de Berlin en pleine débauche, mœurs qui préparèrent la prise du pouvoir par Adolf Hitler et le Parti national-socialiste. À une différence près, en République du Zaïre, la dictature était déjà au pouvoir. Sauf si les nazis se trouvaient dans la capitale zaïroise pour apporter leur savoir-faire aux tortionnaires du maréchal Mobutu, ce dernier étant aussi appelé Mobutu SS. De plus, les clients européens qui fréquentaient ce dancing, dont les airs s’apparentaient à ceux des nazis, auraient très bien pu s’appeler Joseph Goebbels, Hermann Wilhelm Göring, Heinrich Himmler, ou Erwin Rommel. Leur ressemblance à des monstres comme Adolf Eichmann, Josef Mengele, Rodolph Hess, Martin Bormann, Klaus Barbie, Rudolf Franz Ferdinand Höss, Martin Bormann… ne pouvait que présager le durcissement du régime mobutiste.

Charlotte Mondo

© Agoravox            

Titre : Dans l’œil du léopard
Auteur : Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Editeur : L’Atelier de l’Egrégore
Genre : policier

Format : numérique (epub)

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mardi 28 avril 2015

Dans l'œil du léopard : quelques extraits

« Une voix diabolique, voire satanique ou luciférienne ? Cicéron Boku Ngoi réalisa soudain que le diable ne s’habillait pas que chez des grands couturiers européens. Il portait aussi la casquette Stetson, mesurait 1,75 mètre et avait la peau noire. Quelque part, en enfer, Satan devait être en proie au blues. »

« Le citoyen Ngwena se vit escorter par les deux armoires à glace. Le docteur risquait de ne pas être libéré de sitôt. Les brutes de la Division spéciale présidentielle, contrairement à la courtoisie, évidemment feinte, qu’avait affichée le major des Forces armées zaïroises lors de l’interrogatoire, ne se montreraient pas tendres. L’avenir du détenu était par conséquent incertain. Il valait mieux ne pas se retrouver dans sa situation. »

« On pouvait déjà s’attendre, dans les mois à venir, au durcissement du régime mobutiste. Ces prémices auraient pu en effet pousser les observateurs les plus prévenants à préfigurer la bestialité qui allait le caractériser quelques années plus tard. C’était donc dans l’atmosphère d’un mauvais casting, qui se déroulait sous les yeux des éléments français de la CRS, que les différents individus présents au Bobongo évoluaient – les uns comme acteurs et les autres en tant que spectateurs. »

« Suite aux grandes transformations auxquelles seraient contraintes les relations internationales à la fin de l’année 1989 avec l’effondrement du bloc de l’Est et la réorientation des politiques européennes d’aide au développement, désormais soucieuses de promouvoir la bonne gouvernance et le respect des droits humains, les Occidentaux estimeraient obsolète le rôle de la République du Zaïre comme rempart du capitalisme contre le communisme à la fois en Afrique centrale et orientale. Ainsi le maréchal Mobutu finirait-il par devenir un allié encombrant, voire pestiféré, au regard de l’opinion publique internationale. »

« La porte finit par s’entrouvrir sur l’impressionnant Bifos Munduki, son visage affichant la mine de papier mâchouillé. Ses yeux rouges se posèrent avec dureté sur les deux hommes qui se tenaient en face de lui. Assuré qu’il avait réellement affaire à July Cuivre, même s’il ne connaissait pas, a priori, le quidam qui l’accompagnait, il ouvrit la porte et s’effaça. La gestuelle corporelle qu’il exécuta s’accompagna d’une prière. »

« Conscient de cette nouvelle donnée, c’est-à-dire la fin de la guerre froide, et très choqué par l’exécution de son ami dictateur roumain Nicolae Ceausescu, le ploutocrate en “abacost” finirait par organiser à contrecœur des consultations populaires en vue d’un grand débat national sur l’amélioration du système politique et du développement économique de la République du Zaïre. »

« Une subtile mélodie captivante, quasiment envoûtante, provenait de la pièce voisine. Les Bobongo Stars, à savoir les musiciens et les chanteurs de l’orchestre qui se produisaient de temps à autre dans ce dancing, étaient en train de répéter. On entendait la voix ensorcelante de Bastia Nama Matingu et le son endiablé, tout à fait captivant, de la guitare de Shakara Mutela K. Une telle ambiance équivalait à l’exotisme, dans toute sa pureté, pour les policiers français de la Compagnie républicaine de sécurité ! Dommage, le grand Michelino Mavatiku Visi ne faisait pas partie de cet orchestre ! Il aurait pu enrichir davantage, de quelques notes dont lui seul détenait le secret, la musique des Bobongo Stars. Cicéron Boku Ngoi et ses acolytes, éblouis par cet air envoûtant, lequel renvoyait à l’époque où la grande Cora Walton – connue sous l’appellation de Koko Taylor – faisait vibrer les tripes des Noirs dans la ville de Memphis dans d’État du Tennessee. »

« La Conférence souveraine nationale aurait lieu sur la base des doléances qui avaient été faites à cet effet. Ce serait dans un climat de tension, de panique et de peur, alors que les travaux des assises stagnaient, que le président-maréchal Mobutu Sese Seko, après une réunion de concertation au Palais de Marbre à Kinshasa avec les représentants de l’Union sacrée, signerait l’ordonnance portant nomination de l’éternel opposant Étienne Tshisekedi wa Mulumba, mobutiste de première heure devenu dissident, au poste de Premier ministre. »

« Sur la piste, des filles presque nues, aux corps longilignes semblables à ceux des semblables à ceux des impalas, et des travestis aux longues jambes, des anges archanges fourvoyés, ainsi que des chattes de luxe dansaient sensuellement sous le regard admiratif de quelques Européens, à la mine patibulaire, dont les crânes étaient rasés. On se serait cru en Allemagne, dans les années 1930. Plus précisément au Himmel und Hölle, un ancien cabaret berlinois qui était situé non loin de l’Église mémorial Kaiser-Wilhelm. Le videur de cet établissement se déguisait en démon, tandis que les serveuses en anges. »

« En ayant comme référence le spectacle en cours au Bobongo, Kinshasa ressemblait complètement à la ville de Berlin en pleine débauche, mœurs qui préparèrent – de manière inconsciente pour les uns, mais délibérée pour les autres – la prise du pouvoir par Adolf Hitler et le Parti national-socialiste. À une différence près, en République du Zaïre, la dictature était déjà au pouvoir. Sauf si les nazis se trouvaient dans la capitale zaïroise pour apporter leur savoir-faire aux tortionnaires du maréchal Mobutu, ce dernier étant aussi appelé Mobutu SS. »

« Les clients européens, dont les airs s’apparentaient à ceux des nazis, auraient très bien pu s’appeler Joseph Goebbels, Hermann Wilhelm Göring, Heinrich Himmler, ou Erwin Rommel. En tout cas, ces types ressemblaient à des monstres comme Adolf Eichmann, Josef Mengele, Rodolph Hess, Martin Bormann, Klaus Barbie, Rudolf Franz Ferdinand Höss, Martin Bormann… »

« Cicéron Boku Ngoi raccompagna l’impressionnante citoyenne Mujinga Tshibola à son domicile, dans le quartier de Matonge, le fief des chanteurs comme Papa Wemba et le Commandant Dona Mobeti. Une sorte de Pigalle à la kinoise. »

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dimanche 15 mars 2015

Résumé : Dans l'œil du léopard


Les séides du maréchal Mobutu Sese Seko placèrent la chambre occupée par maître Patrick de Lavigerie, l’avocat porté disparu que le détective devait retrouver, sous très haute surveillance. Les instructions furent données au directeur de l’hôtel Intercontinental de signaler la présence de tout ressortissant français qui y descendrait à l’avenir. Le responsable du complexe hôtelier perdrait son emploi, voire sa vie, au cas où il ne se conformerait pas aux directives et aux exigences d’agents des services de renseignements. Le détective était, dorénavant, dans l’œil du léopard.

Au Zaïre du maréchal Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Waza Banga, surnommé le grand léopard, on ne badinait pas du tout avec ce qui touchait à la présidence de la République. Tout le monde, y compris les politiciens, était sous la botte de la Division spéciale présidentielle, de l’Agence nationale de documentation et du Centre national de recherches et d’investigations.

Format : epub sans DRM

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samedi 14 mars 2015

Interview : Dans l'œil du léopard

A quelques jours de la sortie de son roman intitulé « Dans l’œil du léopard », Gaspard Hubert Lonsi Koko a accordé une interview à Œil d’Afrique. Un véritable voyage à travers la complexité du labyrinthe représentant le parcours de cet homme très épris de culture.



Œil d’Afrique : Peut-on savoir, Gaspard-Hubert Lonsi Koko, ce que vous êtes réellement ? Un acteur politique ou un écrivain ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Mon existence ressemble beaucoup à la Gazette d’hier et d’aujourd’hui. Tout est dedans, et libre aux gens d’y puiser ce qui les intéresse. Je me suis contenté d’entreprendre, au cours de ma vie, ce qui m’a plu et continue de me plaire tout en sachant dissocier les occupations littéraires des préoccupations politiques et des activités professionnelles, et aussi de préserver mon univers privé. Une seule certitude, je suis un homme de culture à tendance humaniste.

Œil d’Afrique : Cela ne risque-t-il pas de porter, tout justement, une éventuelle confusion entre l’homme politique prometteur et l’écrivain prolifique que vous êtes ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Les gens sont suffisamment intelligents pour savoir que la vie est à la fois privée et publique. De la même façon qu’ils savent que la vie publique ne concerne pas que les seules actions militantes. L’être humain aspire, au-delà de ses activités professionnelles et politiques, à la jouissance culturelle. Or, la culture peut être appréhendée sous différentes formes : sportive, littéraire, théâtrale… L’écriture prolonge mon engagement politique et mon perfectionnement intellectuel à travers les essais et les articles de presse. Elle entretient mon imagination, et dans une certaine mesure mes phantasmes, par le biais de la fiction.

Œil d’Afrique : Autant on peut comprendre votre passion pour les essais et les articles, par rapport à vos activités politiques. Mais le roman policier…
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
De toute façon, un homme de conviction reste engagé dans tout ce qu’il entreprend par écrit ou par des actes concrets. Dans mes romans, peu importe leurs catégories, les personnages expriment souvent leurs points de vue au regard des faits sociaux. Le narrateur ne se gêne pas non plus de dénoncer ou de justifier, de temps en temps, leurs propos. Culturellement parlant, si tel est le sens de votre étonnement, il est révolu l’époque où l’on considérait le roman policier comme un genre mineur. La maîtrise de la narration nécessite une capacité intellectuelle hors-pair. L’univers romanesque ne concerne pas seulement une imagination débordante, ni d’ailleurs que la conception démiurgique. Il s’agit surtout, du point de vue de la diégèse, de la manière de dérouler le récit avec tout ce que cela comporte comme mise en abyme, digressions, anaphores, allégories et métaphores, analepses et prolepses… J’ai un grand faible pour les romans policiers dans la mesure où il n’est pas donné à tout le monde la facilité de nouer ou dénouer subtilement des intrigues.

Œil d’Afrique : Pourquoi avoir choisi de publier votre dernier ouvrage sous la forme numérique ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Je suis un individu dont le parcours se situe à cheval sur les XXe et XXIe siècles. Je ne peux donc pas rester insensible à la modernité, aux merveilles et aux prouesses technologiques. Pour un auteur, les avantages d’une publication numérique résident dans le fait d’être diffusé en une fraction de seconde à travers le monde entier et dans la livraison instantanée de son œuvre au lecteur. Néanmoins, le caractère immatériel d’un ebook ne désavantage en rien l’aspect matériel ayant façonné les habitudes du lecteur passionné que je suis. De plus, je me sens à l’aise dans une pièce dont les murs sont tapissés de livres.

Œil d’Afrique : Comment expliquez-vous cette contradiction ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Je ne vois aucune contradiction dans les apparences à la fois matériel et immatériel d’un livre. Il est plutôt question, dans mon rapport à l’évolution technique et technologique, d’une complémentarité qui rend hommage à l’intelligence humaine. Dans tous les cas de figure, seule la connaissance du propos développé dans l’œuvre de l’auteur importe plus. La publication de mon dernier ouvrage sous le format électronique n’exclut pas du tout la possibilité d’une édition sous la forme traditionnelle. J’ai tout simplement pris la résolution d’être, à l’avenir, le propriétaire des droits numériques de quelques-uns de mes œuvres.

Œil d’Afrique : Et votre dernier roman, intitulé Dans l’œil du léopard ? Est-ce une sorte de clin d’œil à un certain maréchal Mobutu Sese Seko ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Mon dernier ouvrage fait partie intégrante d’une trilogie relative à la région des Grands Lacs africains. Il est question des investigations d’un détective zaïrois vivant à Paris. Bien entendu, l’allusion au léopard renvoie au feu maréchal Mobutu. Mais je préfère garder le suspens pour que le lecteur puisse découvrir pourquoi mon personnage principal était dans le collimateur du félin de la sous-famille des panthérinés.

Œil d’Afrique : Tout compte fait, que souhaitez-vous que la prospérité retienne de vous ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Je suis de ceux qui pensent que l’on reconnaît le maçon au pied du mur. Je ne cesse de réfléchir, en tant qu’essayiste et analyste politique, sur des problématiques humaines. Je crée sans arrêt, en tant que romancier, des univers relevant de l’imaginaire de quelqu’un ayant grandi dans un quartier populaire de Kinshasa. Je n’ai rien accouché en fonction de qui que ce soit, mais seulement de ma conscience et du plaisir de créer un monde relevant du fruit de mon imagination. Seule l’Histoire dira si j’ai modestement apporté, d’une manière ou d’une autre et dans un domaine comme dans l’autre, ma contribution au rayonnement culturel et à l’évolution de l’Humanité.

Propos recueillis par Roger Musandji

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(*) Site de l'Atelier de l'Egrégore

© Œil d'Afrique

vendredi 13 mars 2015

Gaspard-Hubert Lonsi Koko


Essayiste, romancier et analyste politique, Gaspard-Hubert Lonsi Koko est né à Léopoldville (actuellement Kinshasa). Vivant à Paris depuis 1983, il partage sa vie entre la France et la République Démocratique du Congo. Il est l'auteur de plusieurs articles et de nombreux ouvrages sur les problématiques relatifs au dialogue Nord-Sud, au socialisme, à l'immigration, à la cohabitation humaine, à la géopolitique...

Page de l'auteur

mardi 4 septembre 2012

Le vertige narratif dans les romans de Gaspard-Hubert Lonsi Koko


De tous les écrivains francophones, Gaspard-Hubert est celui qui a su maîtriser l’art narratif selon les canons des lettres modernes ayant fait la spécificité de la Sorbonne nouvelle. En effet, pour cet homme ayant grandi à Kinshasa, l’analepse et la prolepse constituent une manière particulière de faire connaissance avec les lecteurs. Ainsi, l’auteur émerveillé offre-t-il aux mauvais lecteurs l’occasion de découvrir une nouvelle facette narrative tout en permettant aux bons lecteurs d’apprécier l’acrobatie temporelle en vue d’une chute vertigineuse.

Cet auteur excelle également dans le maniement de différents degrés au sein d’une même narration. Cela oblige les lecteurs à naviguer constamment entre les perceptions propres au narrateur omniscient et les tâtonnements des personnages intradiégétiques. En conséquence, le « je narrant », c’est-à-dire l’auteur extradiégétique, bénéficie du recul temporaire, du fait de la focalisation zéro, qui fait défaut au « je narré », en l’occurrence le narrateur à l’intérieur du récit.

Pour Gaspard-Hubert Lonsi Koko, la diégèse est un extraordinaire univers dans lequel évoluent les personnages à de niveaux divers. L’objectif, c’est de faire connaître aux lecteurs le « vertige narratif » avant de connaître l’extase, ou le cauchemar, de la fin du récit.

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lundi 23 juillet 2012

A propos de la vie parisienne d'un Négropolitain


Synopsis

Il est question, dans La vie parisienne d’un Négropo­litain, de la fragilité de la cohésion sociale, voire natio­nale, à la française. En offrant au lecteur, à travers des situations propres à la bassesse humaine, le triste portrait d’une société hexagonale en quête de tolérance mutuelle, l’auteur essaie d’atteindre à sa manière l’idéal en vue d’une cohabitation universelle. L’Homme est-il un loup pour son semblable ? Telle est la question à laquelle cet ouvrage tente de répondre.

L'aspect narratif

Il s’agit d’une narration à la première personne du singulier, permettant aux histoires parallèles de se croiser de temps à autre après des séparations momentanées et aux intérêts des criconstances, qui sont parfois incompatibles, de se faire pour mieux se défaire. Ces mises en abyme permettent au récit de suivre cahin-caha, telle une rivière agitée, son cours.

La finalité

Comment doit-on aborder la double problématique de l’immigration et de l’asile politique, sachant que des milliers d’individus sont fragilisés et se retrouvent ainsi à la merci d’individus véreux qui exploitent sans vergogne leur misère ?
Comme à l’accoutumée, l’auteur cherche à sensibilier lecteur et les autorités étatiques sur l’épineuse problème de l’immigration et du droit d’asile.

Quelques extraits

« Les policiers savaient quasiment tout sur nous, hormis ce que chacun roucoulait lors de ce magnifique ballet corporel, exécuté en général de manière suave dans l’intimité la plus absolue, chorégraphie indispensable au moral et à la perpétuation de l’es­pèce humaine. Excepté ce bénéfique divertissement propre au domaine privé, aucun détail ne leur avait échappé. »

« Je n’avais pas du tout confiance, à vrai dire, en un bon nombre de mes compatriotes installés dans la région parisienne. Ainsi refusais-je dans la plupart des cas de m’embarquer dans des galères impossibles. Je les connaissais bien, ces Kinois de Paris et des alentours. Des Miguel­listes, comme on les appelait au pays. Je n’étais pas un Miguelliste, mais un Négropolitain. Cela faisait très intello, certes. Un Negzagonal, aurait dit un Antillais. »

« L’audition évolua cahin-caha vers l’avenir pour s’interrompre, d’une manière momentanée, un quart d’heure plus tard. Deux autres personnes surgirent dans la pièce, après avoir poussé avec violence la porte. Je crus que l’on venait de tirer à dessein sur moi. Les membres de cette branche policière étaient exemptés de port de l’uniforme. Un Noir trapu, bâti comme un lutteur, me toisa avec mépris. Un certain magnétisme se dégageait de ses yeux bleus. Pour la première fois, je voyais un individu de ma race ayant de tels yeux. Il s’agissait du responsable de cette bande. Le chef de cette cellule de choc. L’air d’un félin, la quarantaine à peine entamée, ce chauve me fit penser à Telly Savalas  – connu sous l’appellation de Kojak. Théo pour les intimes.

« Le Kojak français, version bronzée, frappa fortement sa poitrine, en grimaçant en même temps. On se serait cru dans un parc zoologique. »

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vendredi 13 juillet 2012

A propos de Mitterrand l'Africain ?


La complexité des relations franco-africaines ne cesse de donner le tournis à bon nombre d’observateurs. S’intéressant au sinueux parcours africain de l’ancien président de la République française, en l’occurrence François Mitterrand, décortique avec minutie, à travers les deux septennats de cet illustre personnage, les réseaux ayant été mis en place par Jacques Foccart et entretenus par la gauche française. L’auteur nage donc dans les eaux troubles de la Françafrique afin de mieux expliquer la puissance des lobbies qui imposent la continuité dans les rapports entre la France et l’Afrique.
Dans cet ouvrage, l’accent est aussi mis sur un lien de près de quarante-cinq ans entre un homme – que d’aucuns qualifient de « mythe errant » et tout un continent, des méandres et des écueils qui ont enseveli des tas de secrets dans des marigots africains…

Le contexte

À l’heure où l’actualité africaine est entre autres dominée par les conflits, l’exode de nombreux jeunes, la lente « colonisation » de ce continent par la Chine, on ne cesse de se demander si, après François Mitterrand et ses trois successeurs – Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande –, la France du troisième millénaire siècle sera encore africaine ou ne le sera plus. Cet ouvrage donne, à travers le parcours africain de l’ancien empereur de la République française, quelques pistes utiles à la compréhension des futures relations franco-africaines.

Quelques extraits

« La vraie mission de François Mitterrand a-t-elle consisté à détruire, à l’instar de Scipion l’Africain, l’Afrique par le truchement de toutes les fonctions qu’il a occupées dans les différentes institutions de la République française ? Était-il tout simplement convaincu du fait que, dans le contexte mondial à la fois géopolitique et géostratégique, la France ne resterait grande qu’en maîtrisant le continent africain ? »

« Le dernier “grand monarque” de la “France républicaine” ne cesserait de juger, de se baser sur les réminiscences purement paternalistes pour mieux fonder ses relations avec les anciennes colonies françaises et d’autres pays africains de l’univers francophone comme le Rwanda, le Burundi et le Zaïre de Mobutu Sese Seko. De temps à autre, des rayons de lumière, surgissant soudain des ombres de la période coloniale, éclaireront des scandales de la Françafrique que n’ont cessé de dénoncer François-Xavier Verschave et ses amis de l’association Survie. Rayons de lumière qui ramèneront à la surface un certain nombre d’affaires africaines – récentes mais efficaces – propres à la mitterrandie à travers les réseaux d’origine foccardienne. »

« De toute évidence, les relations franco-africaines, indépendamment des gouvernements de gauche comme de droite, nous apprennent sans arrêt que l’adversité et la mauvaise moralité n’ont jamais empêché les bons, voire les beaux, sentiments. Bien au contraire, les différents antagonistes ont souvent composé, devenant ainsi des protagonistes, en vue des intérêts communs indispensables à la prospérité de la France. »

« Cela laisse supposer que l’ancien ministre de la France d’Outre-mer estimait que, malgré les traitements dégradants que le colon faisait subir au colonisé, l’Afrique n’avait pas du tout à se plaindre car la France lui avait apporté la “vraie civilisation” ».

« L’ancien président de la République française a même situé dans le continent africain son “évolution à gauche”. En effet, “la toute-puissance et la malfaisance du capitalisme sous sa forme coloniale” l’ont animé d’“un profond sentiment de révolte”. En réalité, en ce printemps 1953, Mitterrand était plus attiré par le pouvoir que par la gauche. »

« Les Africains disent qu’il est important de “détenir le temps et non la montre”. Le temps était tout justement une donnée fondamentale, dans la gestion des événements, chez François Mitterrand. Souvent, il retardait la prise de décisions – espérant toujours que l’éveil des consciences finirait par apaiser les tensions. Il ne s’exprimait seulement qu’après l’éclatement de la bulle. »

« Excepté l’aspect bifide qui l’a toujours caractérisé, cette éternelle ambiguïté qui lui a permis de nager avec les requins sans pour autant se faire dévorer, la vraie question réside dans le fait de savoir si l’on peut être socialiste en France, voire en Europe, et se comporter en capitaliste ou en impérialiste en Afrique. »

« La Baule n’était qu’un nouveau registre politique que le « mythe errant » a, dans un contexte géopolitique mondial particulier, offert aux mauvais analystes qui se contentaient de la forme et aux observateurs attentifs qui s’intéressaient au fond. »

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